Toulouse le Mirail, immeubles et espaces publics menacés de démolition. Photo : Adam W. PuglieseDe la réutilisation des édifices de l’Antiquité aux théories d’intervention sur le patrimoine élaborées au XIXe siècle, la valeur accordée à l’existant, et donc les manières de le préserver et de le transformer, ont évolué au fil du temps. Reléguée au second plan à l’époque moderne, la conservation et la transformation, tant d’architectures reconnues qu’ordinaires, revêtent aujourd’hui une importance croissante face à l’urgence climatique et à la nécessité de préserver les ressources. Pourtant, l’enjeu n’est pas seulement écologique, mais aussi sociétal, culturel et architectural, impliquant une redéfinition du projet et du rôle de l’architecte, ainsi qu’une réévaluation de la culture disciplinaire face aux défis sociétaux actuels.
Ce cours se structure autour de trois questions : le développement d’une culture de la transformation, la remise en question de la démolition et la valorisation des pratiques de maintenance, notamment de patrimoines délaissés et/ou menacés, en intégrant des questions architecturales et sociales.
D’une part, il analysera l’évolution de la notion de transformation au cours de l’histoire ainsi qu’une série de stratégies pionnières, proposant de nouvelles stratégies d’intervention et de nouvelles clés de lecture de l’existant. D’autre part, il invite à poser un regard critique sur les processus de démolition et leur impact au niveau architectural, environnemental et social. Enfin, il abordera le rôle de la maintenance dans la préservation de l’existant et comme pratique de soin. L’objectif est de développer une approche architecturale critique et sensible basée sur la valorisation, l’entretien et la transformation d’architectures capables de durer et d’évoluer au fil du temps.